Cette prime devrait être portée à 125% du montant de celle qui est octroyée aux bovins, alors qu'elle en est actuellement inférieure de 25%, estiment les deux sénateurs, dont le rapport a été approuvé à l'unanimité par la commission des Affaires économiques. Selon MM. Bailly et Fortassin, le cheptel français d'ovins est passé de 13 millions de têtes en 1980 à 8,5 millions en 2006, soit une baisse de 23%, tandis que le nombre d'exploitations diminuait de 197.000 à 75.000 et que les importations représentent aujourd'hui 54% de la consommation nationale.
Les handicaps de la filière tiennent à "la faible accessibilité des lieux de production", à "la forte augmentation des coûts de production", à "la difficulté de trouver de la main d'oeuvre, et à "une concurrence avec les autres pays producteurs de plus en plus vive, notamment ceux de l'hémisphère austral". Elle conserverait toutefois un avenir "dès lors qu'elle serait soutenue par les pouvoirs publics", soulignent les deux rapporteurs, qui mettent l'accent sur le "rôle environnemental majeur" de l'élevage ovin dans "l'entretien de paysages souvent désertés, la préservation de la biodiversité ou encore la prévention des incendies et avalanches".
Parmi leurs recommandations figure le transfert vers le soutien de la filière d'"une partie des crédits consacrés aux prédateurs" - loup, lynx et ours - dont la conservation représente aujourd'hui à leur yeux un "coût exorbitant". Dénonçant "un maillage insatisfaisant du réseau d'abattoirs", qui pèse sur les coûts de production en imposant le transport des animaux sur de longues distances, ils jugent également nécessaire "l'implantation de petites unités d'abattage (...) au plus proche de lieux de production".
Le redressement de la filière passe aussi par "un renforcement de la promotion auprès des consommateurs", font valoir les deux sénateurs, qui souhaitent impliquer de "grands chefs" dans "la présentation des différentes façons d'accommoder l'agneau".
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