Bruxelles doit détailler mercredi un plan pour parvenir à ses objectifs de réductions des gaz à effets de serre à l'horizon 2020. Dans ce cadre, les biocarburants devront représenter 10% de la consommation totale d'essence et de gazole dans les transports en 2020 (contre 1% en 2005). Une proposition de loi précisera mercredi quels biocarburants pourront être pris en compte dans le cadre de cet objectif, impliquant l'exclusion des cultures ne permettant pas des économies suffisantes d'émission de CO2 par rapport à l'essence. Elle détaillera aussi des critères environnementaux, pour éviter notamment de porter atteinte aux forêts et terrains agricoles des pays en voie de développement.
« Le soutien aux biocarburants a été prématuré »
Dans un rapport de 40 pages, la commission environnnementale de la Chambre des communes conclut en particulier que "le soutien aux biocarburants a été prématuré au regard des risques environnementaux importants associés aux technologies actuelles". Il ajoute que "la seconde génération de biocarburants pourrait jouer un rôle dans la réduction des gaz à effet de serre" dans l'avenir. Un document de travail interne, élaboré par un centre de recherche dépendant de l'exécutif bruxellois, également très critique sur les biocarburants, avait déjà suscité une vive réaction de défense vendredi de la Commission.
La Commission a rétorqué lundi que les biocarburants avaient l'avantage de réduire la dépendance de l'UE vis-à-vis des producteurs de pétrole et de donner des opportunités nouvelles aux pays pauvres. "En attendant que d'autres technologies comme l'hydrogène deviennent compétitives, la seule alternative aux biocarburants est le pétrole", écrit la Commission dans son communiqué, en mettant en exergue le caractère très polluant de l'extraction et du transport des ressources pétrolières, ainsi que la forte hausse des prix de l'essence.
Il existe "seulement" trois façons de réduire les émissions nocives dans les transports, a expliqué lundi la Commission : accorder une plus grande place aux modes de transports moins polluants comme le rail, promouvoir des véhicules moins émetteurs de CO2 et développer les biocarburants.
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