Le concentré de luzerne Extraluz permet de retrouver les caractéristiques d'un régime herbager et modifie les propriétés nutritionnelles du lait.
Les éleveurs laitiers en systèmes intensifs peuvent bénéficier des effets favorables d’un régime herbager grâce à une supplémentation en concentré de luzerne. Le concentré de luzerne peut en outre répondre à la demande actuelle de la société d’une fourniture nutritionnelle plus équilibrée entre acides gras omega 6 surconsommés et omega 3 insuffisamment présents. Dans une conférence de presse du 18 décembre dernier, la société Désialis a présenté son concentré Extraluz, dont la consommation par les vaches laitières améliore la teneur en acides gras omega 3 du lait. Après des expérimentations en station, des résultats d’essais menés en ferme démontrent les effets positifs de la luzerne. La composition en acides gras du lait est en effet très dépendante du régime alimentaire de la vache laitière. « La première source d’omega 3 dans le lait est sans conteste l’herbe », présente Didier Coulmier, responsable recherche et développement Désialis. « Cela se manifeste clairement sur les teneurs en omega 3 des laits de printemps qui en contiennent de 0,7 à 1% contre seulement 0,3 à 0,5% pour les laits d’hiver et/ou les laits produits à base d’un régime de maïs ensilage concentrés de soja. » Au sein des systèmes de production laitiers, les vaches laitières n’ont pas toujours un accès suffisant à l’herbe de manière permanente. Les éleveurs peuvent alors recourir aux graines de lin, graines de colza, herbe ou luzerne. « Si le pâturage reste la forme la plus efficace, notre système de concentrés peut nous aider à retrouver les caractéristiques d’une alimentation herbagée. » « L’objectif de Désialis est de proposer une alternative produit, tout en contribuant à créer une émulsion au sein des différents acteurs de la filière », conclut Florent Pugibet, responsable marchés et marketing Désialis. « De facto le marché à la qualité sur les omega 3 n’est pas effectif et on ne sait pas quand il le serait. Si le marché devait exploser, ni la filière lin ni la nôtre ne pourrait l’approvisionner en quantité suffisante. »
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