"Plusieurs Etats membres et la Commission sont favorables à une augmentation des quotas, je suis réservé", a affirmé M. Barnier lors d'une session de l'Apca (assemblée permanente des chambres d'agriculture). La proposition de la Commission, pour répondre à la forte croissance de la demande mondiale dans le secteur qui entraîne une hausse des prix, devra être avalisée d'ici avril par les Etats membres, mais ne devrait pas faire l'objet d'objections, a indiqué un porte-parole de la Commission.
La "préoccupation" de M. Barnier est que "la France fasse son quota". En effet, la France, deuxième pays producteur derrière l'Allemagne, avec 23 milliards de litres fournis par 3,8 millions de vaches et 100.000 producteurs, n'arrive même plus à réaliser le maximum du "quota" qui lui a été accordé par Bruxelles jusqu'en 2015. A l'hémorragie des producteurs laitiers qui se poursuit à grande vitesse s'ajoutent les conséquences de la fièvre catarrhale ovine (Fco) qui diminue la collecte de lait, soulignent les observateurs du secteur. "Une augmentation des quotas profitera aux Pays-Bas et au Danemark, pas à la France", a déclaré à l'AFP Olivier Picot, président d'Atla (association des transformateurs laitiers) qui réunit les industriels privés et coopératifs. Concernant une suppression totale des quotas laitiers, le ministre français de l'Agriculture estime qu'elle n'est envisageable qu'à "une double condition: le maintien des bassins de production laitiers en montagne et la possibilité de contractualiser sur des volumes et sur des prix".
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