17 heures, les 120 acheteurs venus de toute la France entrent en action pour acquérir les animaux primés. Plus de 1,5 million d’euro seront échangés en 2 heures. Selon Coop de France, après des essais de positionnement dans les rayons traditionnels des Gms, les responsables des magasins ont enregistré une progression des ventes sur les enseignes ayant mis en avant ces animaux de concours. Le résultat ne s’est pas fait attendre avec un accroissement significatif des commandes.
 Les acheteurs de Vendée Loire Viande acquérant une vache appartenant à Jean-Yves Dugast (© Acti-Ouest) |
Un prix record de 7,62 €
En fin de soirée, la satisfaction se lit sur le visage des éleveurs face à la bonne valorisation des animaux. Ainsi, Jean François Humeau négociant à Chemillé (49) commente : « Cette année j’ai présenté 14 animaux que mes clients éleveurs m’ont confiés à vendre, 12 d’entre eux ont été primés et valorisées entre 5,03 € et 5,95 €. Tout le monde rentre content ». Dans le même temps, Jean Yves Dugast se débat pour vendre sa génisse blonde d’Aquitaine, la plus lourde de la manifestation. « Elle doit faire au moins 730 kg de carcasse, mais comme elle n’a pas de plaque, je n’arrive pas à trouver le prix que je l’ai estimé ». Après de nombreuses tractations c’est l’acheteur de la société Aim qui remporte la mise, en offrant 5,26€. Elle sera abattue dans la Manche, pour être finalement consommée dans le magasin Leclerc de l’Ile d’Oléron.
Le clou de cette manifestation est la section très relevée des Parthenaises. Le Grand Prix de Championnat génisses détenu par la Scea Tendron de Secondigny (79) est vendu 7,17 €, sa consœur (2ème) appartenant au Gaec des Quatre Saules et commercialisée par Christian Routiau atteint le prix record de 7,62 € : « Je n’ai jamais vendu d’animaux à un tarif aussi élevé», affirme ce négociant renommé de Vendée, qui commercialise toute l’année de la marchandise haut de gamme.
Les nombreux prix (294) distribués récompensent les efforts de longs mois de préparation pour ces animaux de concours. « C’est la reconnaissance de notre savoir faire et d’un travail de sélection de longue haleine pour préparer ces animaux pour le jour J » commente Joseph Chene, éleveur de Rouges des Prés à Bécon les Granits (49).
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