"Nous avons décidé de faire un groupe de travail permanent pour confronter nos propositions et travailler dans toutes les réunions en parlant si possible d'une seule voix", a déclaré le ministre français Michel Barnier, à l'issue d'une rencontre avec son homologue polonais Marek Sawicki. "Nous avons des opinions semblables, il y a une grande unanimité entre nous et un besoin de se soutenir mutuellement", a reconnu pour sa part le ministre polonais, devant des journalistes.
Les deux pays souhaitent engager rapidement un débat politique au sein de l'UE sur les futures politiques agricoles. "Nous souhaitons ne pas perdre trop de temps pour engager le débat sur la politique d'après 2013 qui intéresse la Pologne et la France", a ajouté M. Barnier.
La question intéresse profondément les deux pays, la Pologne allant intégrer pleinement la PAC en 2013, et la France étant le plus grand bénéficiaire de cette politique. Dans un communiqué conjoint, les deux ministres ont souligné que la PAC réformée devra prendre en compte "la reconnaissance d'une préférence communautaire adaptée" et favoriser les mise en place d'outils de gestion des crises, comme par exemple des stocks de prévention ou des systèmes d'assurances agricoles.
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