Jean Deroyant est éleveur en Ille-Vilaine. Il a fait le choix de l’autonomie alimentaire et privilégie l’aliment fermier. « Pour revenir aux fondamentaux » et limiter l’impact de la flambée des cours. Le choix du maïs grain humide s’inscrit dans cette logique d’autonomie.
Sur l’exploitation, le maïs grain humide entre principalement dans la composition des aliments porcs fabriqués à la ferme. Une façon de lier l’élevage au sol.
Sau: 90 ha (15ha MF, 25ha MGH, 12ha blé, 5ha colza) UTH : Jean Deroyant, un salarié et un jeune en certification porcine |
Maîtriser environ à 65% son coût alimentaire
L’important avec le maïs grain humide, c’est le broyage, explique Jean Deroyan, « Il faut trouver le bon compromis entre la finesse nécessaire pour une bonne ingestion et une bonne conservation en silo ». Pour éviter les pertes au stockage, « il faut bien tasser et avoir un silo hermétique », commente Jean Deroyant qui estime que « cela n’est pas plus dur que de réaliser un silo de maïs fourrage ». Deux tonnes de maïs grain sont versées tous les deux jours avec un godet dans le convoyeur. L’analyse du maïs grain humide permet d’ajuster la fabrication de l’aliment porc. Il faut veiller à ne pas avoir un maïs grain trop riche en eau. 32 à 38% d’humidité à la récolte permettent d’éviter des problèmes de conservation. Neuf mois de l'année, Jean Deroyant intègre 70% de maïs grain dans la fabrication de son aliment pour les porcs charcutiers et 20% dans l’aliment à destination des truies en gestation. Avec l’ajout d’autres céréales fermières, l’éleveur estime ainsi maîtriser environ à 65% son coût alimentaire. Et s’il pâtit aussi de la crise engendrée par les coûts alimentaires élevés associés à de faibles cours du porc, Jean Deroyant note cependant que « logiquement on souffre moins vite et on devrait récupérer plus vite ».

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