Didier Chassot éleveur charolais à Lenax (Allier) était présent sur le Sommet de l'élevage. C'est là qu'il a appris l'allégement des règles restreignant le mouvement des animaux et notamment en ce qui concerne les exportations. Témoignage d'un éleveur "soulagé".
« Je fonctionne avec des vêlages de début décembre à fin mars », présente Didier Chassot qui commercialise à la fois des reproducteurs et des broutards. « Les premières ventes concernent les reproducteurs. Les sélectionneurs passent en juin-juillet », précise l’éleveur.
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Didier Chassot éleveur charolais à Lenax dans l’Allier
55 Vaches allaitantes charolaises Conserve 10-12 génisses de renouvellement Vente de 40-45 bêtes / an 10% en reproducteurs (mâles et femelles inscrites) Le reste en broutards avec tous les mâles exportés vers l’Italie, les femelles vers l’Espagne |
C’est un métier l’engraissement
En cas de blocage prolongé, il aurait fallu garder les veaux en stabulation et les engraisser au moins jusqu’en Janvier avant de pouvoir les abattre. « Si j’avais été obligé d’engraisser, je l’aurais mal fait. C’est un métier l’engraissement : on n’a pas la même notion d’aliment qui correspond au stade. Il faut les nourrir en stabulation avec de l’ensilage et de l’aliment. 8 à 10 kilos d’aliments sont nécessaires par jour, avec un aliment qui a pris plus de 2cts € du kilo en deux mois. De plus ces veaux seraient restés en stabulation. Je n’aurais pas rentré les génisses de 18 mois pour avoir la place. Elles sont plus résistantes. C’est la catégorie qui demande le moins de suivi en alimentation et sanitaire. »
Une situation qui n’aurait pu être que temporaire, aussi, l’annonce des mesures a été accueillie comme « un gros soulagement » souligne Didier Chassot. « Le doute demeure sur le prix qui sera proposé, il faudra attendre une dizaine de jours pour en savoir plus. Actuellement les prix sont inférieurs à 2€/kg au lieu de 2,30 à 2,60€/kg ».
« Au niveau des reproducteurs, on espère aussi que les agriculteurs vont vendre leurs broutards pour revendre aussi des taureaux ». Quand aux mesures nécessaires pour l’exportation – à savoir une protection de 14 jours contre l’insecte vecteur et un test virologique individuel avant la sortie – « ce ne sera pas une grosse contrainte. Si on a le client en face, on le fera pour vendre le veau. Le tout c’est d’avoir le client qui nous achète », conclut Didier Chassot.
A voir aussi, ci dessous, cet autre témoignage recueilli la veille, avant l'annonce du ministre

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