Les pays de l'Union européenne ont décidé mercredi d'alléger les règles restreignant le mouvement des animaux vivant dans une zone contaminée par la maladie de la langue bleue, au moment où les éleveurs français se plaignent des contraintes auxquelles ils sont assujettis.
Les experts vétérinaires de l'UE, réunis mercredi à Bruxelles, ont donné leur accord à un amendement en ce sens, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. "Le texte clarifie les conditions s'appliquant aux mouvements d'animaux à l'intérieur et vers l'extérieur de zones de restriction", où la maladie a été identifiée au niveau européen, annonce le communiqué. Plus précisément, il autorise "un léger assouplissement" des déplacements d'animaux à certaines périodes saisonnières froides durant lesquelles l'insecte qui transmet la maladie est hors d'état de nuire.
De nombreux éleveurs français rechignent devant les restrictions apportées aux déplacements des animaux, notamment les exportations, principalement vers l'Italie et l'Espagne. La France exporte, notamment, environ 100.000 "broutards" (jeunes bovins d'un an) chaque année pour environ 1 milliard d'euros. Des représentants des filières bovine et ovine ont été reçus mercredi par le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier, qui a annoncé mardi le lancement d'un "appel d'offres national pour inciter les laboratoires à fournir rapidement un vaccin".
La fièvre catarrhale ovine (FCO), plus communément appelée maladie de la langue bleue, est une infection virale transmise par les culicoïdes, une espèce de moucherons piqueurs. Elle ne présente aucun risque de transmission à l'être humain mais certaines souches peuvent être particulièrement virulentes pour les moutons, ainsi que pour les bovins et caprins. Mercredi, les experts de l'UE ont en outre rendu "obligatoire" la surveillance régulière de la maladie de la langue bleue par les pays touchés, tandis que les pays indemnes devront mettre en place "un niveau de surveillance en adéquation avec le risque". Ils ont souligné que les autorités nationales devaient signaler à la Commission toute nouvelle zone de restriction délimitée.
De son côté, la Commission européenne souhaite dresser une liste plus simple et plus transparente des zones touchées par la maladie en Europe. Les experts de l'UE ont allongé mercredi la liste des zones de restriction, y ajoutant des parties du sud-est de l'Angleterre, mais aussi de nouvelles zones en France, au Danemark, en République tchèque et au Portugal. Le "Sérotype 8" de la langue bleue, qui affecte depuis un an les pays du nord de l'Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, France et Royaume-Uni) pourrait bénéficier d'un vaccin dans les prochains mois. Le recours à la vaccination permettra à l'avenir de déplacer plus librement des animaux, a précisé Bruxelles.
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