"C'est une vraie crise sanitaire", a déclaré à la presse le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier à l'issue d'une réunion à Bruxelles avec ses collègues européens. "Nous avons clairement besoin de l'Europe" en particulier "pour des mesures de soutien aux éleveurs", a-t-il ajouté, précisant toutefois ne "pas avoir de garanties" sur ce point de la Commission européenne.
En France, 1.100 élevages sont touchés. Au total, six pays sont concernés pour le moment par cette souche. Outre la France, il s'agit de l'Allemagne, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg et du Royaume-Uni. Il existe 24 souches différentes du virus de la langue bleue, mais seules certaines d'entre elles disposent déjà d'un vaccin. La fièvre catarrhale du mouton, plus communément appelée maladie de la langue bleue, est une infection virale transmise par les culicoïdes, une espèce de moucherons piqueurs. Elle ne présente aucun risque de transmission à l'être humain, mais certaines souches peuvent être particulièrement virulentes pour les moutons, mais aussi les bovins et caprins. En Grande-Bretagne, un cas de langue bleue a été détecté dans un troisième élevage, situé près d'Ipswich (est) comme la première ferme déjà contaminée, ont annoncé mercredi les autorités britanniques. Dans l'immédiat, la Commission s'est bornée à promettre d'accélérer la procédure d'autorisation de mise sur le marché d'un vaccin en cours de développement en laboratoire contre la toute dernière souche de la maladie, avec l'objectif d'y parvenir au printemps 2008. Cette maladie a été longtemps cantonnée aux pays du pourtour méditerranéen notamment en Espagne, en Italie et en Afrique du nord, avant de se propager plus récemment dans le nord de l'Europe, peut-être à la faveur du réchauffement climatique selon certains experts.
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