Des analyses sont en cours pour confirmer ou écarter l’hypothèse d’intoxication alimentaire dans les pays concernés. L’empoisonnement par ingestion de plantes toxiques, les mycotoxines (champignons microscopiques) ou des carences minérales ont également été évoquées. Des facteurs multiples sont probablement en cause pour expliquer ces morts subites. Ils interviendraient comme éléments immunodépresseurs incluant certains virus pouvant accentuer la gravité des infections ou des parasitoses chez les animaux. Comme l’explique Bernard Faye, Chargé de mission ressources animales au Cirad : « On assiste depuis une décennie à l’émergence de nouvelles pathologies chez les camélidés. Rien ne dit que les causes de ces maladies soient identiques car les symptômes ne sont pas toujours les mêmes ».
Le morbillivirus de la peste des petits ruminants
La peste des petits ruminants est présente en Afrique, sur la péninsule arabe, au Moyen-Orient et en Inde. Elle atteint surtout les ovins (moutons) et les caprins (chèvres) mais peut toucher d’autres espèces. La maladie se caractérise par une fièvre élevée, des lésions corporelles, une pneumonie et la mort dans les 8 jours. En Ethiopie, dans les années 1995-1996 et au début des années 2000 au Soudan et au Kenya, le virus de la PPR (peste des petits ruminants) avait été identifié comme agent causal potentiel de la mort de centaines de dromadaires. Les observations cliniques et épidémiologiques couplées à des résultats de laboratoire (sérologies, détection du virus) conduisaient aussi à fortement suspecter le rôle de ce virus dans l’émergence d’une épizootie chez les populations camelines de la Corne de l’Afrique. D’autres agents pathogènes avaient été isolés mais leur présence pouvait résulter de l’immunodépression due à ce virus.
« Afin d’établir les causes de cette maladie et de confirmer ou non le rôle du virus de la PPR, des études complémentaires sont nécessaires : poursuite du diagnostic virologique, études épidémiologiques pour mesurer les rôles respectifs du virus, des autres agents pathogènes et des facteurs de risque environnementaux », précise François Roger, Chef de l' Unité propre de recherche (Upr) Epidémiologie et écologie des maladies animales du Cirad, « nous pourrons ainsi contribuer à comprendre les causes d’émergence de cette maladie et son impact socio-économique ».
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