La plupart des exportations de bétail et de produits animaux de Grande-Bretagne pourront reprendre le 25 août, seule une zone d'un rayon de 10 km autour de deux fermes contaminées par la fièvre aphteuse restant sous surveillance, a annoncé jeudi la Commission européenne.
Les deux fermes très proches du Surrey (sud-est de l'Angleterre) touchées par la maladie début août restent entourées d'un périmètre de surveillance de dix kilomètres. Cette zone reste soumise à un embargo total d'exportation vers l'Union européenne, ont décidé jeudi les experts vétérinaires des 27, réunis à Bruxelles.
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Pour en savoir plus : Fièvre aphteuse : retour sur un mois de crise. Dernières nouvelles et historique chronologique de la crise de fièvre aphteuse d'août 2007 au Royaume-Uni, à lire sur Web-agri.fr en cliquant ICI. |
Pour le reste de la Grande-Bretagne, le commerce de bétail vivant et de produits animaux "sera possible, sous condition de contrôles stricts et d'une supervision vétérinaire", à compter du 25 août, indique la Commission dans un communiqué. "C'est une bonne nouvelle", a indiqué un diplomate britannique à l'AFP, dans une première réaction. Il y a quinze jours, les experts européens avaient fixé jusqu'au 25 août un embargo total d'exportation vers l'UE du bétail vivant et des produits animaux de Grande-Bretagne, classée toute entière "zone à haut risque". Depuis lors, aucun nouveau foyer du virus n'a été découvert dans le pays. La proposition d'allègement de l'embargo présentée par la Commission européenne a été adoptée à l'unanimité par les experts vétérinaires. "La réduction des mesures de contrôle à ce stade a été rendue possible par l'évolution favorable de la maladie, l'interdiction immédiate et stricte de mouvement (de bétail) dans toute la Grande-Bretagne et la mise en place d'autres mesures spécifiques dictées par la Commission européenne", souligne le communiqué. La décision des experts vétérinaires, valable jusqu'au 15 septembre, sera formellement approuvée vendredi par la Commission. Les experts vétérinaires se réuniront de nouveau à Bruxelles le 11 septembre.
Les exploitations contaminées, distantes les unes des autres d'à peine cinq kilomètres, se trouvent à proximité d'un pôle scientifique habilité par l'Union européenne à manipuler le virus à des fins de recherche ou pour fabriquer des vaccins. Ce pôle est très vraisemblablement à l'origine de la contamination, jugent les experts de la maladie.
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