L'Union européenne va interdire les exportations de bétail et de produits dérivés en provenance de Grande-Bretagne, après l'apparition d'un foyer de fièvre aphteuse dans le Surrey, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
"Il va y avoir une interdiction des exportations (britanniques) au sein de l'Union européenne. C'est une mesure qui est automatiquement imposée après la découverte de cas de fièvre aphteuse", a déclaré Ed Miliband, ministre chargé du Cabinet (le gouvernement restreint), sur BBC News 24. Le ministère britannique de l'Agriculture a précisé que toutes les licences d'exportations d'animaux susceptibles d'être atteints par le virus seraient concernées par cette interdiction. "Toutes les licences d'exportations (...) de porcins, bovins et ovins, y compris les carcasses, la viande et le lait sont déjà suspendues" par le Royaume-Uni, a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère.
De son côté, la Commission européenne a indiqué dans un communiqué qu'elle "adopter(ait) lundi une décision d'urgence confirmant les mesures qui sont en train d'être appliquées (...) concernant les restrictions de mouvements d'animaux et l'expédition de produits depuis le Royaume-Uni", sans autre précision. Elle a également relevé que la Grande-Bretagne appliquait toutes les mesures de prévention requises par la législation de l'UE.
Le virus de la fièvre aphteuse a été identifié vendredi par les services vétérinaires britanniques au sein d'une exploitation située dans le village de Normandy (Surrey), à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres. Un plan d'urgence a immédiatement été mis en oeuvre avec une interdiction des déplacements du bétail (ovins, porcins, bovins) sur tout le territoire. Une zone d'exclusion temporaire d'un kilomètre de rayon, une zone de protection de trois kilomètres et une zone de surveillance de dix kilomètres ont également été décrétées autour de l'exploitation. Selon le ministère de l'Agriculture, trois fermes se trouvent sur le site contaminé par le virus. Les 60 bovins qui s'y trouvent devaient être abattus samedi matin mais le nombre d'animaux contaminés n'était pas encore connu.
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