"Les textes proposés (cette semaine par l'OMC, NDLR) se sont pas définitifs. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'ils contiennent, mais je vais continuer à négocier pour défendre l'intérêt européen en vue d'atteindre un résultat équilibré", affirme M. Mandelson, le négociateur pour l'Union européenne. Pour M. Mandelson, "si vous prenez les fourchettes chiffrées dans les propositions de Genève, tout le monde doit faire un effort, mais personne n'est poussé au delà de ses limites".
L'OMC a tenté mardi un coup de poker pour ressusciter les négociations sur la libéralisation du commerce mondial, avec un projet d'accord qui demande des efforts aux pays développés comme aux grands pays émergents. Les textes présentés mardi à Genève serviront de base pour des négociations à partir de la semaine prochaine. Après la pause du mois d'août, les discussions doivent reprendre début septembre afin de tenir un calendrier très serré. L'OMC souhaite en effet boucler l'ensemble de la négociation avant la fin de l'année ou au tout début 2008. "Fixer les derniers paramètres ne sera pas facile d'ici à l'automne. Je contrôlerai mes nerfs, j'espère que les autres le feront aussi. Les Etats membres doivent rester calmes et faire confiance à leurs négociateurs", souligne M. Mandelson.
Interrogé sur les réticences françaises concernant le secteur agricole, M. Mandelson répond qu'"il est nécesssaire de préserver une agriculture forte en Europe. Le meilleur moyen d'y arriver ne consiste pas à appliquer des droits de douane élevés, ou à accorder des subventions qui faussent le commerce mondial, mais de mener les réformes qui renforcent le secteur". Le nouveau "document de l'OMC confirme le profond déséquilibre de la négociation du cycle de Doha", avait déclaré, mardi à l'AFP, le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier.
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