« En production hors sol – porc et aviculture – l’aliment est composé à 60-70% de céréales ou d’issus de céréales. Pour les ruminants cette part est de 30% environ », précise Jacques Eouzan. Les biocarburants constituent un concurrent supplémentaire pour l’alimentation animale. « Une augmentation de l’ordre de 40€/T du prix des céréales à une influence sur le coût de revient des produits. Ainsi, c’est 10€ de plus aux 1.000l de lait, +10cts €/kg de porc, +5cts par kg de poulet ou encore 60€ de plus dans le coût de production d’un jeune bovin ». Bien sûr, les fabricants tentent d’optimiser les formules pour estomper en partie ces augmentations de prix. Mais en partie seulement, et la question se pose de la répercussion possible sur le prix au consommateur.
La question de la concurrence se pose aussi en terme de disponibilité. Si les matières premières sont utilisées pour la fabrication de biocarburants, elles ne sont plus disponibles pour l’alimentation animale. Il faudra composer avec les coproduits qui en sont issus. « Les coproduits sont principalement azotés », note Jacques Eouzan. Il faut pouvoir bien évaluer la valeur de ces produits (drèches notamment). On a besoin de plus de connaissance sur ces produits. On y enregistre de grosses variabilités, notamment sur les teneurs azotées ce qui influence le taux possible d’incorporation », explique le spécialiste de la nutrition.
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