Depuis le début de l'après-midi, les agriculteurs occupaient la route dans les deux sens avec environ 130 tracteurs et remorques à hauteur de Landerneau, à une vingtaine de kilomètres avant Brest, provoquant d'importants embouteillages. Ils ont allumé des feux de paille et brûlé des pneus. Des déviations ont été mises en place par la DDE. Les manifestants réclament "un rendez-vous avec le ministre de l'Agriculture Michel Barnier sur une exploitation, pour discuter des moyens à mettre en oeuvre" contre les excès de nitrates dans l'eau dans le cadre du contentieux avec Bruxelles. "Il y a des projets d'arrêtés préfectoraux qui circulent. S'ils étaient validés, ils tueraient l'agriculture bretonne. Ils entraîneraient une baisse de production majeure, ingérable pour nos exploitations. Il y aura des faillites, des drames humains", a déclaré à l'AFP un responsable des Jeunes Agriculteurs (JA) du Finistère. Selon lui, les manifestants, très déterminés, sont prêts à bloquer la route pendant plusieurs jours si nécessaire. Michel Barnier a cependant prévu de venir à Brest samedi pour le 60e anniversaire des Maisons familiales rurales et doit dialoguer avec des représentants du monde agricole sur la question des nitrates.
"Il ne faut pas établir un plan au niveau national mais regarder ce qu'on peut faire exploitation par exploitation, bassin versant par bassin versant, pour trouver des solutions permettant de rentrer dans les règles européennes", a déclaré à l'Afp Jacques Jaouen, président de la chambre d'agriculture du Finistère. Dans le Finistère, plus de 400 exploitations seraient concernées par les mesures de restriction, selon lui. Ces mesures limitant productions et cheptels doivent être mises en oeuvre après la décision de la Commission européenne de saisir la Cour de justice européenne (CEJ) pour lui demander d'infliger à la France une amende de plus de 28 millions d'euros, assortie d'astreintes journalières de 117.882 euros, en raison de la pollution par les nitrates de sources d'eau potable en Bretagne.
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