"Amertume" et "injustice" à la chambre d'agriculture du Finistère

Le président de la chambre d'Agriculture du Finistère Jacques Jaouen a exprimé mercredi son "amertume" après la saisie mercredi de la Cour de justice européenne (CEJ) par la Commission européenne en raison de la pollution par les nitrates de sources d'eau potable en Bretagne.

"C'est injuste compte-tenu de tout le travail qui a déjà été effectué. Il y a une certaine amertume de voir la France condamnée et derrière tout cela, le monde agricole, des hommes, des femmes qui travaillent depuis plusieurs années", a poursuivi M. Jaouen. "De 37 bassins versants bretons en contentieux, on est tombé à 9 et seuls 4 nous posent problème. Ces dernières années, plus d'un milliard d'euros a été investi en Bretagne dans l'environnement. Le fruit de ces investissements, on ne l'a pas récupéré", a-t-il expliqué. "Ce qui me choque le plus, c'est la non-reconnaissance du travail effectué", a souligné M. Jaouen. "Si on empêche les gens de produire, ils partiront. On va vider les territoires", a-t-il conclu. La France est sous la menace d'une amende supérieure à 28 millions d'euros assortie d'astreintes journalières de 117.882 euros.
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