Le premier marché aux bovins vifs français, la foire aux culards de printemps de Chateaubriant en Loire-Atlantique s’est tenue la semaine dernière. Pour l’édition 2007, 250 animaux de qualité exceptionnelle étaient présents.
Depuis une dizaine d’années, des centaines de bêtes de forme transitent via le foirail pour les acheteurs régionaux, mais également pour tous ces emboucheurs venus du Nord de la France et de la Belgique territoire de l’embouche.
« Les animaux présentés aujourd’hui, sont de conformation cularde. Nous savons que ces animaux répondent aux besoins de certains bouchers dits de tradition. En effet, ils ont un très bon rendement et une tendreté qui plaît au consommateur amateur de bonne viande. » Un groupe d’éleveurs échange leurs appréciations sur cette foire où ils expliquent avec beaucoup de passion l’intérêt de ces bêtes. D’autres un peu plus nostalgiques, se remémorent les premières foires aux culards du 9 mai, un rendez-vous incontournable pour la
profession qui a disparu il y a maintenant quelques décennies et remplacée depuis peu par cette dernière.
L’ambiance commerciale semblait assez tendue face au mauvais commerce qui sévit depuis quelques semaines sur la viande. Les emboucheurs restent prudents sur leurs approvisionnements en très bonnes marchandises. Ces bêtes de formes définies aussi par une hypercroissance musculaire sortent du lot et elles se retrouveront pour la grande majorité sur les concours de haute valeur bouchère de la région Ouest, notamment sur Evron (53) réputé pour accueillir ces conformations.
Baisse moyenne des cours
8h00 annoncé, c’est le début des échanges, les transactions sont longues et très discutées, les accords de ventes ne viennent pas vite. Les besoins des nombreux acheteurs sont plus ciblés vers le haut de gamme, en bœufs et en femelles triés (peu représentées). Les prix atteignent pour certains près de 2.660 euros pièce (femelle) et 2.150 euros pièce (bœuf).
La marchandise plus petite ou avec une capacité musculaire moins développée, est forcément moins valorisée et pas toujours facile à négocier. En effet, une baisse des cours de 100 euros en moyenne est à noter cette année, mais les ventes s’enregistrent dans une fourchette de 1500 à 1.800 euros.
Stéphanie Mousseau
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