Des enquêtes sur le travail en élevage ont montré que les systèmes bovins viande d’Aquitaine se caractérisent par une conduite d’élevage et des pratiques qui les placent dans les moins efficients sur le plan du travail, par rapport aux références d’autres régions. Des solutions ont été testées pour améliorer les conditions de travail dans ces systèmes. Regrouper les vêlages en fait partie.
Priorité au regroupement des vêlages
Le choix de la période de vêlages se raisonne en fonction des périodes de pointe de travail, de la capacité des bâtiments à accueillir les veaux, de la méthode de reproduction choisie ou du système d’alimentation. Il est par exemple préférable de choisir des vêlages de fin d’automne –hiver si « les contraintes de pâturage sont trop fortes » - distances, dispersion, portance.
Pour une reproduction basée sur l’IA, il sera « préférable de privilégier une période de reproduction coïncidant avec la présence des vaches en bâtiments », raisonne l’équipe du réseau bovin viande Aquitaine. De même, « le périodes de travaux de pointe de travail pour les autres travaux de l’exploitation définissent la date limite à laquelle la saison de reproduction et les vêlages doivent être terminés ».
Pour réussir à regrouper ses vêlages, il faut se donner un objectif réaliste souligne l’équipe du réseau bovin viande Aquitaine, « une durée de mise en place de 3 ans minimum, et une répartition des vêlages sur 3 à 4 mois, voire 6 mois ». De même il convient de disposer d’un réservoir de génisses suffisant et d’adopter une « politique de réforme stricte » envers les vaches qui se décalent par rapport à la période de reproduction.
Si le regroupement des vêlages conduit à une pointe de travail, « c’est une période dense mais productive », assurent les conseillers qui voient des avantages pour l’élevage des génisses en lots, une meilleure efficacité technique pour l’alimentation du troupeau…
Et de conclure : « Tout l’enjeu réside dans la définition d’une stratégie de reproduction adaptée au contexte de l’exploitation », commente
D’autres solutions à découvrir, sur le site de l’institut de l’élevage, en cliquant Ici (format Pdf)
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026