"Nous ne sommes pas encore tout à fait prêts à démarrer ces négociations", a reconnu le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, dont le pays préside l'UE, à son arrivée lundi à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues européens. Mais, a-t-il ajouté, "nous espérons l'être lors de la prochaine réunion" des chefs de la diplomatie des 27, prévue le 14 mai à Bruxelles, juste avant le sommet UE-Russie de Samara, sur les bords de la Volga. "Il n'y a pas eu de progrès ce week-end sur la question de la viande polonaise" dans les discussions qui ont eu lieu à Chypre entre le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou et le ministre russe de l'Agriculture, Alexeï Gordeev, a confirmé M. Steinmeier. Le Haut représentant pour la politique extérieure de l'UE, Javier Solana, a lui aussi espéré que cette question pourrait être réglée à temps pour le sommet. "J'espère beaucoup que ce problème pourra être résolu rapidement, et en tout cas avant le sommet", a-t-il déclaré à Luxembourg. La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a appelé la Russie à bouger sur ce problème qui empoisonne les relations UE-Russie depuis la mi-novembre. "C'est maintenant vraiment à la partie russe de donner un signal clair", a-t-elle déclaré à son arrivée à Luxembourg. "J'espère vraiment que cela sera possible".
La Pologne refuse depuis la mi-novembre que soient lancées les négociations sur un nouvel accord de partenariat UE-Russie tant que Moscou maintiendra un embargo sur la viande polonaise, que Varsovie estime purement politique. La Commission européenne tente depuis de convaincre la Russie de lever cet embargo, sans succès jusqu'ici. Ce nouvel accord de partenariat, qui doit prendre plusieurs années à négocier, doit contenir un volet énergétique clé pour les Européens, qui veulent sécuriser leurs importantes importations d'hydrocarbures russes.
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