En 2O06, la consommation totale des produits laitiers est "globalement restée stable" (+0,7% en volume), avec des évolutions contrastées sur les cinq grands marchés: lait de consommation (-1,4%), beurre (+0,7%), crème (+0,8%), ultra-frais (+0,5%) et fromages affinés (+0,6%), selon l'Association de la transformation laitière française (Atla), qui représente les 320 entreprises privées et coopératives du secteur.
Offensive contre les produits laitiers
Le développement de plusieurs petits segments (lait bio, beurres spéciaux moulés ou allégés, yaourts à boire, fromages AOC, fromages de chèvre et de brebis) ne parvient pas à compenser la baisse des poids lourds du marché: lait demi-écrémé standard, beurre en plaquette, yaourts, fromages à pâtes molles, précise l'Atla. L'an dernier, le solde positif (2,4 milliards d'euros) des produits laitiers français, a baissé de 2,3% par rapport à 2005, les importations (2,2 milliards d'euros) ayant progressé plus vite (+5,3%) que les exportations (+1,2%). "Nous assistons à une offensive extrêmement violente contre les produits laitiers face à laquelle nous devons réagir", a déclaré le président d'Atla, Olivier Picot. Les industriels laitiers estiment que la "loi de santé publique et les messages sanitaires", notamment pour promouvoir une alimentation plus saine et lutter contre l'obésité, contribuent "dans une démarche rivée sur le court terme, à faire des seuls produits manufacturés les responsables de la situation".
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026