La stratégie mise en place pour lutter contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire fonctionne lorsque les pays mènent avec sérieux la lutte contre le virus, souligne l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
"Dans tous les pays qui gèrent bien la maladie, on n'a plus de cas humain", note le directeur général de l'OIE Bernard Vallat, interrogé par l'AFP. Il remarque qu'au Vietnam, le deuxième pays le plus touché par la maladie avec 42 morts, il n'y a pas eu de décès humain lié au virus pathogène H5N1 depuis longtemps. "Il y a eu un cas en Thaïlande (17 morts au total), lorsqu'il y a eu une petite flambée (du virus), mais ça a été réglé depuis et il n'y a plus de de nouveaux cas. Il y a vraiment une corrélation extrêmement intéressante à ce niveau-là", estime le Dr Vallat, interrogé par téléphone.
Pour lui, "quand on traite l'animal, il n'y a plus de cas humain. Il faut d'abord éliminer le virus à la source et c'est là qu'on devrait mettre plus de moyens". Au total, le virus H5N1 a tué 167 personnes dans le monde, pour la plupart en Asie, depuis l'émergence de la maladie en 2003. En cas d'apparition du virus, l'OIE préconise un abattage systématique des volailles susceptibles d'être contaminées et le recours à la vaccination lorsque cette première ligne de défense est enfoncée.
Les préoccupations de l'OIE se focalisent sur trois pays: l'Indonésie (64 morts), l'Egypte (13 morts) et le Nigeria (1 mort). Le Dr Vallat s'est félicité de la récente décision des autorités égyptiennes de vacciner préventivement l'intégralité des 300 à 400 millions de volailles du pays.
La démarche nécessitera un appui de la communauté internationale, la vaccination étant une démarche lourde et chère. Une dose de vaccin coûte environ 0,115 euro (en incluant la logistique et l'administration) et chaque volaille doit être vaccinée deux fois. L'OIE avait annoncé mardi l'envoi au cours des trois derniers mois de 18 millions de doses de vaccin à plusieurs pays africains, dont 14 millions pour la seule Egypte.
Le Dr Vallat ne se montre pas trop inquiet de la reprise de l'épidémie en Russie, en soulignant que la situation y est beaucoup moins tendue que l'an dernier à la même époque. "Le virus circule encore, mais la charge virale est beaucoup moins forte", relève-t-il. Les Russes ont aussi "appris à s'organiser". "Globalement, je suis assez optimiste pour l'Europe car les pays sont prêts: on les a sensibilisés et formés aux bonnes méthodes".
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