 Photo A : bovin dont les 4 membres sont atteints de syndactylie. Photo B : radiographie montrant la fusion des phalanges d’un membre malade à gauche et un membre sain à droite. (© © INRA / A. Ducos ) |
« La syndactylie est une maladie à transmission autosomale récessive », expliquent les chercheurs de l’Inra. Cela signifie notamment qu’il faut les deux allèles pour développer la maladie. Les animaux possédant un seul de ces allèles, sont des porteurs sains. La maladie « se manifeste principalement par une fusion des phalanges au niveau d’un ou de plusieurs membres ». Aussi, « avec l’âge, ces animaux ont du mal à se déplacer normalement. Il n’est donc pas possible de les maintenir avec le reste du troupeau et il faut souvent les isoler », causant de véritables problèmes d’élevage.
Après une dizaine d’années de recherche, les chercheurs de l’Inra ont déterminé que la mutation concerne le gène codant pour une protéine appelée LPR4. « Elle génère une modification de deux acides aminés dans cette protéine, modifiant ainsi sa fonction ».
Vers l’éradication totale de la syndactylie
« Cette découverte permettra à terme l’éradication totale de cette anomalie en race Holstein », commentent les chercheurs qui poursuivent leurs travaux pour vérifier dans les autres races bovines présentant des formes de syndactylie, si l’origine moléculaire est identique : même gène voire même mutation. « Le test génétique de la mutation causale a été transféré au Gie Labogena pour une application en sélection bovine », conclut L’Inra.
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