"Les discussions qui auront lieu en 2008-2009 poseront les bases de ce qui attend l'agriculture européenne après 2013 du point de vue budgétaire. Il ne serait pas responsable de ne pas préparer cette échéance", écrit la commissaire dans une réponse au ministre français de l'Agriculture Dominique Bussereau. Le 3 janvier, M. Bussereau avait écrit à la commissaire pour fustiger ses déclarations au Financial Times, dans lesquelles elle estimait que la réduction prévisible des subventions agricoles dans le futur budget de l'UE, après l'exercice 2007-2013, conduirait certains agriculteurs à rechercher des revenus complémentaires.
"Il convient d'être réaliste. Ce n'est pas insulter l'avenir que de dire dès aujourd'hui que le montant financier dédié au premier pilier (de la PAC, c'est à dire les paiements directs aux agriculteurs) ne pourra très probablement pas rester au niveau actuel", écrit Mme Fischer Boel dans la lettre obtenue par l'AFP. La Commission européenne estime que l'effort budgétaire devra être transféré en partie vers le développement rural, le "second pilier" de la PAC, jugé trop faible par rapport aux dépenses dites "de marché". Globalement, les subventions agricoles absorbent encore quelque 40% du budget communautaire et devraient avoir atteint un montant record en 2006, fait-elle valoir.
"La diversification des activités économiques dans les zones rurales, qui comprend également le développement des activités non agricoles au sein et en dehors des exploitations" sera amenée à "jouer un rôle tout à fait essentiel dans le maintien d'une agriculture de qualité et de la vitalité de nos zones rurales", estime la commissaire. Mme Fischer Boel assure aussi à M. Bussereau que son objectif est "d'amener les agriculteurs et le monde rural vers une PAC durable et prospère qui réponde aux attentes et aux besoins de notre société".
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