"Consacrer 0,5% du PIB européen pour assurer notre sécurité alimentaire, en quantité et en qualité, ce n'est pas cher payé. En tout cas, la France est prête à continuer à payer ce prix, y compris après 2013", a-t-il dit lors d'un colloque organisé par l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Les principes et le budget de la PAC, qui reste le premier poste de dépenses communautaires avec 40% du budget, sont sanctuarisés en théorie jusqu'à 2013. La Commission européenne souhaite réformer à nouveau la PAC après cette date, en prônant des économies.
"Nous voulons que l'on respecte strictement le cadre financier de la PAC jusqu'en 2013, tel qu'il a été arrêté en décembre 2005", a dit le ministre. Concernant les négociations du cycle de Doha de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui buttent sur le dossier agricole, la France préfère "une absence d'accord plutôt qu'un mauvais accord qui conduirait à la fin de la PAC", a réaffirmé M. Bussereau.
Il a souhaité que les partenaires de la France "se montrent réalistes dans leurs exigences". "Nous attendons des engagements réels de la part de pays qui se présentent comme des modèles de libéralisme", a-t-il poursuivi, sans citer les Etats-Unis. Par ailleurs, "il ne serait pas concevable que nos concessions en matière agricole ne reçoivent aucune contrepartie de la part des grands pays émergents", selon le ministre.
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