Quelque 74% des 1.108 électeurs inscrits ont participé au scrutin, et 92,19% ont répondu par l'affirmative à la question posée: il leur était demandé s'ils soutenaient la décision du conseil municipal d'autoriser le maire à poursuivre ses démarches devant les tribunaux pour empêcher l'implantation de cet élevage intensif de porcs.
Un arrêté préfectoral du 21 juillet donne son feu vert à l'installation de la porcherie, à laquelle la cour administrative de Nancy avait déjà émis un avis favorable, en dépit d'un arrêté préfectoral de 2004 qui classe la commune en zone vulnérable aux pollutions par les nitrates d'origine agricole. L'agriculteur local Fernand Ehry, actionnaire de la SARL Kaibacker qui veut installer la porcherie, assure que l'installation qui doit produire 16.000 porcs par an sera "hyper-surveillée".
Un argument qui ne convainc pas les opposants au projet qui, outre les nuisances olfactives, craignent pour leur eau potable, et avancent des risques accrus de pollution de la nappe phréatique. "Nous sommes très contents. La population nous suit et nous allons pouvoir continuer tranquillement sur notre voie", s'est félicité M. Graber.
Le maire est par ailleurs persuadé que certains de ses partisans figurent aussi parmi les 63 bulletins de vote négatifs (7,81% des suffrages exprimés), la question posée ayant pu induire en erreur ceux qui n'auraient pas compris qu'il fallait répondre par l'affirmative pour dire "non" à la porcherie.
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