Sous le titre "Les Haras nationaux doivent-ils dételer", le sénateur normand écrit que son contrôle "sur pièces et sur place" l'amène à se demander si l'établissement public administratif "peut perdurer dans sa configuration actuelle". Les Haras, créés par Colbert en 1665 puis réformés par Napoléon pour produire ses chevaux de guerre, ont été réorganisés dans le cadre d'un contrat d'objectifs signé en 2004 avec l'Etat. Selon le rapport sénatorial, ils reçoivent une subvention budgétaire annuelle de près de 43 millions d'euros. Ils emploient plus d'un millier d'agents.
M. Bourdin, dans son rapport présenté à la presse jeudi au palais du Luxembourg, relève notamment "le positionnement introuvable des haras entre leurs missions traditionnelles et leurs nouvelles missions issues du dernier contrat d'objectifs et de moyens, en raison notamment d'un déficit de pilotage central de la politique du cheval". Il met aussi en cause "la gestion problématique du patrimoine des Haras nationaux, lié à son caractère dispersé, coûteux et, dans certains cas, disproportionné voire obsolète (...)". Le sénateur s'interroge enfin sur le "statut juridique actuel de l'établissement public et sur son éventuelle transformation en établissement public à caractère industriel et commercial". La direction des Haras nationaux n'a pas souhaité s'exprimer.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026