Sous le titre "Les Haras nationaux doivent-ils dételer", le sénateur normand écrit que son contrôle "sur pièces et sur place" l'amène à se demander si l'établissement public administratif "peut perdurer dans sa configuration actuelle". Les Haras, créés par Colbert en 1665 puis réformés par Napoléon pour produire ses chevaux de guerre, ont été réorganisés dans le cadre d'un contrat d'objectifs signé en 2004 avec l'Etat. Selon le rapport sénatorial, ils reçoivent une subvention budgétaire annuelle de près de 43 millions d'euros. Ils emploient plus d'un millier d'agents.
M. Bourdin, dans son rapport présenté à la presse jeudi au palais du Luxembourg, relève notamment "le positionnement introuvable des haras entre leurs missions traditionnelles et leurs nouvelles missions issues du dernier contrat d'objectifs et de moyens, en raison notamment d'un déficit de pilotage central de la politique du cheval". Il met aussi en cause "la gestion problématique du patrimoine des Haras nationaux, lié à son caractère dispersé, coûteux et, dans certains cas, disproportionné voire obsolète (...)". Le sénateur s'interroge enfin sur le "statut juridique actuel de l'établissement public et sur son éventuelle transformation en établissement public à caractère industriel et commercial". La direction des Haras nationaux n'a pas souhaité s'exprimer.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »