C'est la Suède, avec un score de 95%, qui ressort en tête du peloton des pays de l'UE qui ont accepté de fournir des données plus ou moins complètes sur les bénéficiaires des subsides agricoles. Sur le podium, figurent également le Danemark (91%) et la Slovénie (87%). Avec 4%, la France est treizième et dernière, même si elle fait évidemment mieux que le groupe des pays membres qui ont refusé toute information, dont de de gros bénéficiaires comme l'Allemagne ou la Pologne. La Belgique est avant-dernière des pays contribuant, avec un score de 20%.
L'indice de transparence de la PAC (politique agricole commune) établit le score en fonction de cinq éléments d'information: le nom du bénéficiaire des subventions, son lieu d'activité, le motif du paiement, la masse de données fournies globalement et leur format. Alors que la Suède a livré des données exhaustives pour les années 2000-2005, la France s'est contentée de lâcher une liste des 20 principaux bénéficiaires en 2004.
Le Groupe d'économie mondiale de Sciences-Po, qui participe au réseau farmsubsidy.org, se bat en justice pour obtenir plus d'informations. L'ONG rappelle que la PAC absorbe encore près de la moitié du budget communautaire, avec des dépenses de 48,5 milliards d'euros en 2005, en hausse de 11% sur 2004. "Si les subventions font partie d'un +contrat social+ entre les bénéficiaires et le reste de la société", comme l'affirment souvent les partisans de la PAC, "alors il est essentiel que le public sache à qui va l'argent et pourquoi", souligne farmsubsidy. org dans son commentaire.
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