Culicoides dewulfi est un moucheron piqueur, très proche du Culicoides imicola, à l'origine de l'irruption de la maladie en Corse en 2000. L'Organisation mondiale de la santé animale (Oie) souligne que Culicoides dewulfi est « adapté au climat européen », contrairement à son cousin imicola, plus sensible au froid.
« Ceci suggère que la maladie pourrait rester dans toute la région, avec le risque de nouveaux cas au printemps lorsque l'activité du vecteur est très élevée », a souligné Bernard Vallat, le directeur général de l'organisation, cité dans le communiqué. « Le virus a maintenant le potentiel de s'étendre géographiquement en Europe, ce qui pourrait contraindre les pays qui font le négoce d'animaux de revoir leurs contrôle et leur surveillance de la maladie », ajoute le texte.
« Risque de nouveaux cas au printemps »
L'arrivée de la maladie de la langue bleue, ou fièvre catarrhale du mouton, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et en France, avait pris par surprise la communauté scientifique, qui la pensait cantonnée aux zones chaudes.
Jean-Claude Delécolle, de l'université Louis-Pasteur de Strasbourg, l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de cet insecte, souligne que dewulfi « est l'un des cousins les plus proches du vecteur avéré de la fièvre catarrhale » (imicola), avec notamment une taille très comparable (de l'ordre de 2 mm). « C'est une petite espèce, relativement rare, mais qui peut être localement abondante. Elle est généralement liée aux bovins », précise-t-il à l'Agence France Presse (Afp).
Les bovins sont les premières victimes de l'épizootie en Europe, avec des symptômes inhabituellement marqués (fièvre, congestion des muqueuses, cyanose de la langue), alors que les moutons sont normalement davantage touchés. Jean-Claude Delécolle n'exclut pas que d'autres variétés de Culicoides puissent être impliquées dans l'extension de la maladie, au vu de la faible densité de la sous-espèce dewulfi dans le nord de l'Europe. Les sous-espèces obsoletus (vecteur de la maladie en Bulgarie) et pulicaris (vecteur en Sicile) semblent en particulier y être bien plus abondantes, relève-t-il.
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