« La principale mesure que nous demandons au gouvernement est de desserrer l'étau en matière d'abattage des animaux finis (engraissés, Ndlr) pour qu'on puisse les transporter hors des zones réglementées et les abattre », a déclaré M. Lemétayer lors d'une visite dans une exploitation agricole à Clairfayts (Nord), près d'Avesnes-sur-Helpe.
Seize départements sont aujourd'hui en zone réglementée où les mouvements des ruminants vivants et de leurs semences et embryons sont limités, voire interdits dans ces zones, selon le ministère de l'Agriculture. Depuis fin août, cinq cas français de fièvre catarrhale ovine, ou "maladie de la langue bleue", ont été répertoriés dans les Ardennes, le Nord et la Meuse.
Dans les zones réglementées, « il y a des abatteurs qui spéculent sur le dos des éleveurs alors que hors de ces zones ils n'ont pas suffisamment d'animaux à abattre », a dénoncé M. Lemétayer qui a aussi visité une exploitation dans l'Aisne. Le président de la Fnsea a également demandé que le gouvernement « prenne un engagement pour compenser pleinement les pertes réelles subies par les éleveurs », en évoquant un financement par l'Europe, comme pour la crise de la la vache folle.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »