"Les vétérinaires du secteur privé et les éleveurs sont les personnes qui sont les plus à même de détecter d'une façon précoce la présence de maladies des animaux d'élevage", constate, dans ses conclusions, la commission régionale pour l'Europe de l'OIE, qui tenait sa 22e conférence cette semaine à Lyon.
En conséquence, la commission recommande à ses 51 pays membres de renforcer la collaboration entre vétérinaires et éleveurs, d'assurer leur formation et de bien indemniser les éleveurs qui jouent le jeu, tout en sanctionnant ceux qui ne rapportent pas les maladies de leurs animaux. En France, cette collaboration fonctionne plutôt bien, a noté Monique Eloit, chef des services vétérinaires français au cours d'une conférence de presse. Selon elle, la gestion de l'épisode de grippe aviaire dans un élevage de l'Ain en février dernier, en a donné la preuve. "Le matin, l'éleveur a constaté que ses dindes avaient un problème.
Une demi-heure plus tard, son vétérinaire était sur place, et peu après les services de l'Etat étaient au courant. L'abattage a pu être effectué dans l'après-midi et il n'y a pas eu d'autres cas en France", a-t-elle rappelé. Par ailleurs, la commission a relevé l'émergence d'une "mafia" liée à la mode des perroquets, reptiles et autres mygales. "Or, ces animaux importés illégalement véhiculent des microbes, bactéries, virus... et la situation sanitaire peut flamber rapidement", a souligné Bernard Vallat, directeur général de l'OIE. Pour contrer ce risque, la commission européenne de l'OIE a adopté une seconde recommandation, visant à renforcer la collaboration entre les services vétérinaires et douaniers de ses états-membres.
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