L'Union européenne s'est dit prête jeudi à "faire ce qu'il faut" pour ressusciter les négociations sur la libéralisation du commerce mondial, suspendues en juillet, tout en accusant Washington d'être à l'origine du blocage.
"Nous sommes prêts à faire ce qu'il faut pour remettre sur les rails" le cycle de négociations de Doha, lancé en 2001 dans la capitale du Qatar afin de réduire les barrières aux échanges dans le monde, a déclaré à la presse Carlo Trojan, ambassadeur de l'UE auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le commissaire européen au Commerce "Peter Mandelson dispose du mandat pour assouplir notre position de manière considérable, comme il l'a fait en juillet.
Il va continuer à faire tout son possible pour obtenir le succès des négociations", a-t-il ajouté lors d'une réunion en Australie du Groupe de Cairns, qui rassemble 18 pays totalisant un quart des exportations agricoles dans le monde. Accusant Washington d'avoir été à l'origine du blocage des négociations, M. Trojan a estimé que "les Etats-Unis devraient montrer leur disposition à faire quelque chose en termes de subventions". "Nous n'acceptons pas la manière américaine de raisonner: ils ne sont disposés à réduire leurs subventions que s'ils obtiennent un accès aux marchés, dollar pour dollar... nous disons que l'engagement (de réduire les subventions) doit être indépendant du fait d'obtenir un accès accru aux marchés", a assuré l'ambassadeur.
Le diplomate a annoncé que M. Mandelson se rendra mardi à Washington pour de "vastes discussions", notamment avec la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab. Cette dernière avait accusé Bruxelles mercredi, dans un entretien à l'AFP, de manquer de flexibilité. "Aucun d'entre nous ne peut venir à la table des discussions et dire: +c'est à prendre ou à laisser+", avait-elle lancé. M. Trojan a jugé que Bruxelles avait fait "un grand bout de chemin", M. Trojan a rappelé que l'UE était disposée à réduire "jusqu'à 50-51%" en moyenne ses droits de douane sur les produits agricoles. "Nous ne sommes pas prêts à aller plus loin que ce que le G20 a proposé", a-t-il cependant averti. Les pays émergents du G20 ont présenté un compromis par lequel l'UE réduirait de 54% ses droits de douane. "La proposition du G20 est déjà un important compromis" (pour Bruxelles), a soutenu M. Trojan. L'ambassadeur a répété que l'absence de Peter Mandelson à la réunion de Cairns était "due à d'autres engagements" et ne signifiait pas que l'UE était "indifférente", comme l'a dénoncé la veille le Premier ministre australien John Howard.
Interrogé sur les chances de relancer les pourparlers, M. Trojan s'est souligné que, "avant les élections de la mi-mandat aux Etats-Unis, en novembre, l'ambiance n'est pas aux négociations". "La fenêtre de tir est étroite: nous devrions aboutir avant la fin 2007... cela implique que nous ayons un accord large et détaillé d'ici la fin mars", a-t-il souligné, évaluant cependant la probabilité d'une reprise des négociations à "plus de 50%". "Nous avons tellement investi que nous voulons que le cycle de Doha aboutisse... Ce que nous avons déjà sur la table est très impressionnant... Il y a beaucoup à perdre, en particulier pour les pays exportateurs de produits agricoles comme ceux du Groupe de Cairns", a-t-il poursuivi.
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