« Aujourd'hui, on nous autorise, dans les zones "interdites", à aller (vendre) jusqu'à 100 km maximum, ce qui ne va pas permettre d'écouler tous les veaux de notre région », a résumé Philippe Cartiaux, de la Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl). Les quatre cas français de fièvre catarrhale ovine, ou « maladie de la langue bleue », ont été répertoriés dans les Ardennes et le Nord. « Ce qu'on souhaite, c'est de pouvoir aller plus loin, peut-être aller dans les zones des pays voisins, qui ont aussi des zones réglementées, par exemple en Hollande », a-t-il ajouté.
Dans les zones touchées, les périmètres de protection et de surveillance autour des foyers de la fièvre concernent un cheptel bovin de plus de 300.000 vaches allaitantes et de plus de 500.000 vaches laitières, précise un communiqué commun de la Fédération des producteurs de lait et de la Fédération nationale bovine. La réglementation mise en oeuvre prévoit notamment de limiter, voire d'interdire les mouvements des ruminants vivants (bovins, ovins, caprins) au-delà de « zones de protection » (100 km autour du foyer) et de « zones de surveillance » (150 km autour du foyer).
Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau a estimé le 8 septembre que la menace d'une épidémie de fièvre catarrhale en France était « sous contrôle ». La maladie, qui ne présente aucun risque de transmission à l'être humain, s'est également déclarée dans le courant du mois d'août en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.
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