En 2005, le prix des terres labourables à progressé de 3,6% et celui des prairies de 2,6%, soit une moyenne de 3,4%, selon le service central des enquêtes et études statistiques (Scees) du ministère. Hors inflation, la progression est de 2% contre 1,5% en 2004. Cette hausse des prix s'explique, selon le ministère, par le fait que l'offre de terres agricoles demeure restreinte, les volumes mis en vente représentant une part toujours plus faible de la surface agricole (1,4% du total).
De plus le nombre d'exploitations diminue moins vite qu'auparavant, les départs à la retraite étant moins nombreux. Les progressions de prix les plus marquées, supérieures à 8%, s'enregistrent dans les Hautes-Alpes, la Marne, les Yvelines, l'Orne, les Landes, la Corse-du-Sud et la Creuse. La hausse du prix des vignobles (+1,6% en 2005) cache de très fortes disparités. Ainsi l'hectare de vignes champenoises (qui se vend en moyenne 600.000 euros) a progressé de 10,2%, après une hausse de 7% en 2004 et de 10% en 2003, alors que le prix des autres vignes d'appellations diminue de 3,9% en 2005, après déjà un recul de 1,6% en 2004. Les prix des vignes progressent encore pour les crus de Bourgogne, en Alsace, dans le Jura, le Val-de-Loire et la Corse mais ils se tassent dans le Bordelais, le Languedoc, le Sud-Ouest, le Centre, et dans la vallée du Rhône. L'embellie amorcée en 2001 sur le marche du cognac se poursuit (+4,8%), grâce a la bonne tenue des exportations qui constituent pres de 95% des debouchés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »