Après délibération, le tribunal correctionnel de Marmande a remis en liberté provisoire les trois hommes, poursuivis pour "destruction de bien d'autrui en réunion". Le tribunal les a toutefois astreints d'ici là à ne pas quitter le territoire de leur commune de résidence et à pointer quotidiennement à la police ou la gendarmerie. Agés de 27, 23 et 21 ans, les faucheurs sont originaires du Tarn-et-Garonne, du Lot et des Yvelines.
Leur avocate, Marie-Christine Etelin, avait demandé le renvoi du procès pour mieux préparer leur défense. Le procureur de la République de Marmande, Thierry Dran, avait réclamé le maintien en détention de deux prévenus, au motif qu'ils avaient déjà condamné à des peines mineures pour conduite en état d'ivresse et usage de stupéfiants. Claude Ménara, le propriétaire de la parcelle de maïs attaquée samedi par 250 à 300 faucheurs volontaires, parmi lesquels José Bové, a profité de l'audience pour se constituer partie civile. Interrogé à la sortie par la presse, M. Ménara a déclaré qu'il voulait qu'"on répare les dégâts qui ont été faits". Au total, 15 hectares ont été détruits, selon les faucheurs. L'agriculteur a expliqué cultiver "sans se cacher" 200 hectares de maïs OGM, précisant que ses champs "ont été déclarés avec des semences certifiées". Me Etelin a estimé que les trois jeunes faucheurs interpellés n'étaient que des "boucs émissaires".
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