"Il existe dans quelques élevages du sud des Pays-Bas un soupçon de fièvre catarrhale du mouton (...). Les résultats des tests sont attendus pour la fin de la semaine", a indiqué le ministère dans un communiqué. "C'est le laboratoire de référence européen en Grande-Bretagne qui s'occupe des examens" biologiques, a précisé à l'AFP Marjet Heins, porte-parole du ministère.
Toute livraison d'animaux vers et en provenance de ces élevages a été stoppée afin d'éviter tout risque de contagion. La fièvre catarrhale du mouton, plus communément appelée maladie de la langue bleue, est une affection virale transmise par les colicoides, une espèce de moucherons piqueurs. Elle se traduit par de fortes fièvres, un gonflement de la tête de l'animal et le bleuissement de sa langue. La fièvre catarrhale du mouton peut également se transmettre aux bovins et caprins, sans que la maladie se manifeste chez ces deniers. La maladie de la langue bleue ne présente aucun risque de transmission à l'être humain.
Pouvant décimer jusqu'à la moitié des cheptels, la maladie peut par ailleurs avoir des répercussions économiques. Désireux de protéger leurs élevages, des pays pourraient notamment interdire l'importation des animaux porteurs du virus, les ovins, mais aussi les bovins et caprins qui en constituent un "réservoir" sans être malades eux-mêmes. La maladie, courante en Grèce et en Italie, n'a pour l'instant jamais été constatée dans le nord de l'Europe. "S'il est confirmé qu'il s'agit de la maladie de la langue bleue, ce serait la première fois qu'elle avance autant vers le nord", a indiqué le ministère.
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