Frappées de plein fouet par cette crise, les ventes de pigeonneaux ont chuté de 50% en février mais n'ont pas, contrairement aux autres productions avicoles, connu de redressement depuis. "Nous sommes toujours aujourd'hui entre -30 et -50% d'activités par rapport à la normale", explique Jean-Yves Pavec, éleveur au Loroux-Béconnais (Maine-et-Loire), l'un des représentants de la profession en Pays-de-la-Loire, première région productrice en France.
Conséquence du prolongement de la crise, les stocks de pigeonneaux seraient suffisants pour les 18 mois à venir, d'où un risque de surproduction. Pour désengorger le marché et "sauver la filière", ses responsables vont présenter cette semaine au ministère de l'Agriculture un plan de restructuration qui repose sur des mesures d'accompagnement à la cessation d'activité. "On a chiffré ce plan à 2 millions d'euros pour aider les plus fragiles d'entre nous et ceux qui sont proches de la retraite à quitter dignement le métier", précise M. Pavec.
Deuxième au monde derrière la Chine, la production française de pigeons de chair s'élève à 8 millions d'oiseaux par an et fait travailler de 500 à 700 éleveurs professionnels, selon des estimations de la Fédération, dont la filière reste encore peu organisée. Les activités d'abattage et de transformation emploient également plusieurs centaines de personnes principalement en Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes et Bretagne.
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