A la suite de la déclaration d'un cas de grippe aviaire dans un élevage de Joyeux dans l'Ain en février, "l'embargo dont a fait l'objet la filière avicole française pour l'exportation de ses produits a eu pour conséquences de bouleverser considérablement la filière oeuf", ont affirmé dans un communiqué les éleveurs réunis au sein de l'Association régionale de la filière volailles. "En France, environ 50% des poules pondeuses en fin de carrière partent vers des abattoirs français (...) et les 50% restants sont vendus en vif pour être dirigés vers des abattoirs situés dans des pays membres de l'Union européenne", ont-ils expliqué.
Aujourd'hui, bien que la France soit à nouveau "officiellement indemne d'influenza de type H5N1", tous les marchés à l'exportation n'ont pas été "rouverts aux produits français", ce qui crée des difficultés pour trouver des lieux d'abattage pour les poules de réforme françaises. Cette situation est ressentie d'autant plus durement dans le quart sud-est de la France que cette région possède de nombreux élevages de poules pondeuses, mais pas d'abattoirs. Cela pose "un problème de bien-être animal", car "les poules pondeuses doivent rester en élevage bien au-delà de la durée normale d'élevage", mais aussi "un problème économique", car ces poules qui restent dans les élevages "représentent un coût supplémentaire". Les éleveurs doivent en outre participer au transport des poules vers les abattoirs. Les pertes pour les éleveurs de la région sud-est sont estimées à 594.000 euros entre mars et août.
Les éleveurs demandent au ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau "d'attribuer une aide aux propriétaires de poules qui ont dû prendre en charge le transport de leurs animaux vers les abattoirs" et de "mettre en place de toute urgence des solutions permettant de réformer les lots de poules pondeuses normalement".
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