"M. Mandelson a dit que l'UE était prête à baisser d'au moins 50% ses droits de douane appliqués", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Commission européenne à Genève, Fabian Delcros, lors des négociations engagées à Genève sur la baisse des barrières douanières dans le monde. Une telle offre ramènerait le droit de douane moyen appliqué par Bruxelles à ses importations agricoles de 24% à 12%. Cette offre est soumise à des concessions réciproques des autres pays membres de l'OMC, notamment des Etats-Unis qui doivent s'engager à réduire davantage leurs subventions agricoles. L'UE a jusqu'à présent offert de réduire ses droits de douane agricoles de 39%, alors que les Etats-Unis réclament 66%.
Le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, s'est prononcé en faveur d'une baisse de 54%, proposition soumise par les pays émergents du G20. Selon les Européens, la baisse de 39% offerte par Bruxelles se traduirait, du fait d'une pondération avec les niveaux réels d'importations, par une baisse moyenne de 46% des tarifs douaniers effectivement appliqués aux frontières. C'est ce dernier pourcentage que M. Mandelson propose de porter à plus de 50%. Les 149 pays membres de l'OMC sont réunis à Genève pour tenter de sauver les négociations du cycle de Doha lancées en 2001 dans la capitale du Qatar, qui visent à mettre la libéralisation des échanges au service des pays pauvres.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »