 Brian Goddard et son épouse , éleveurs en nouvelle-zélande (© Photo Béatrice Colleu, Web-agri) |
170 hectares 700 VL (frisonne x jersiaise) Production 3.800.000 litres 4 UTH
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Le prix de vente du litre de lait est bas - équivalent à moins de 14 centimes – pourtant sur l’exploitation de la famille Goddard, on vit confortablement de la production. Le système est basé sur l’herbe.
Pour l’éleveur néo-zélandais, « ce n’est pas la production par vache qui compte, mais le rendement de lait à l’hectare. Ma production moyenne se situe à 5.300 litres, mais à plus de 20.000 litres à l’hectare. » En comparaison la moyenne française tourne autour des 10.000 l/ha. Système herbe donc, mais produite intensivement. « Nous produisons de l’herbe pour nos vaches mais aussi pour la vente », précise Brian Goddard, « Le rendement se situe aux alentours de 22.000 kg de MS/ha sur l’année. Il y a cinq coupes /an avec un intervalle de 35-40 jours, où l’on récolte 3.500kg de MS/ha, la sixième production est pâturée. L’herbe est irriguée en permanence pour assure la pousse. J’espère atteindre rapidement un rendement de 25.000kg de MS »
Pâturage toute l'année
| En Nouvelle- Zélande, l’exploitation moyenne compte 315 vaches laitières, 96% du lait produit est exporté. L’agriculteur moyen dégage 200.000 dollars néo-zélandais, soit environ 100.000 euros. Le prix du lait est déterminé - en rapport avec le prix mondial - par la coopérative dont les agriculteurs sont obligatoirement actionnaires. |
« Le plus important c’est d’avoir une bonne gestion de l’herbe », explique Brian Goddard. « Le pâturage a lieu toute l’année. Même si la température chute à -10°C, les vaches restent dehors. Elles sont alors regroupées sur une zone pour ne pas abîmer les parcelles et reçoivent en complément de l’ensilage d’herbe. Les vaches sont taries en hiver, pendant 60 jours, il n’y a pas de traite. Les vêlages sont regroupés sur deux mois pour maximiser la production sur 300 jours. L’an passé, la rotation au pâturage s’est faite à 15 jours (au lieu de 20 habituellement) ».
Coût de production d'environ 11 cts / litre
« Chaque année, 20% des surfaces d’herbe sont renouvelées, nous pratiquons le semis direct pour minimiser les coûts » L’éleveur teste également des variétés en consultant les résultats d’essais, vitesse de pousse et appétence sont les critères privilégiés.
« Notre prix de production se situe ainsi à 11 cts d’euros/litre », commente Brian Goddard.
Les frais de structure sont minimisés, il n’y a peu de bâtiment et l’éleveur externalise ses travaux de récolte. « Simplifier, réduire les frais de production », telle est la ligne directrice de l’éleveur.
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