La Commission européenne souhaite, d'ici l'an prochain, établir ou renforcer les normes communautaires pour l'élevage, le transport et l'abattage des animaux. Actuellement, il existe des normes communautaires minimales pour certaines espèces et, pour les autres, chaque Etat membre applique ses propres règles. Alors que les opinions publiques des pays du nord de l'Europe (notamment le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark) accordent une grande importance à cette question, qualifiée d'"éthique", les pays du sud (notamment la France et l'Italie) ont une tradition d'élevage différente, explique une source diplomatique française.
Les éleveurs européens doutent que les surcoûts de production entraînés par des normes de production plus strictes puissent être intégralement répercutés sur les consommateurs et craignent que cela ne profite surtout aux pays concurrents comme le Brésil, indique cette même source. La discussion de lundi a porté notamment sur l'élevage des poulets de chair, sur lequel le commissaire européen à la Santé et à la protection des consommateurs, Markos Kyprianou, veut rapidement légiférer. Les 25 se sont opposés en particulier sur la densité des élevages, la Commission proposant une densité maximum de 38 kg de poulets par mètre carré.
La France s'est portée en tête de la contestation, soulignant que le secteur avicole était déjà durement touché par la crise de la grippe aviaire. "Si certains pays veulent le faire (imposer de nouvelles normes d'élevage plus strictes, ndlr), qu'ils le fassent mais sans imposer de mesures au niveau communautaires", a estimé le ministre français de l'Agriculture Dominique Bussereau. Faute de majorité qualifiée, la directive (loi européenne) sur les poulets de chair ne devrait être adoptée pour l'instant, a indiqué une source communautaire.
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