Une "large majorité" d'Etats membres était prête à donner son accord à la mise en place d'un tel stock, a indiqué le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou. Mais selon des sources concordantes, cinq pays (Allemagne, Suède, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie) s'y sont opposés. Or, la Commission avait besoin d'un consensus pour lancer le projet. Deux ou trois pays l'ont rejeté par principe. Les autres auraient pu le soutenir mais réclamaient un financement sur des fonds communautaires, ce qui était impossible, ont expliqué ces sources. Selon l'une de ces sources, le stock aurait très probablement été essentiellement composé de Tamiflu, médicament considéré par l'Organisation mondiale de la santé comme potentiellement le plus efficace en cas de déclenchement d'une pandémie.
"A ce stade", Markos Kyprianou ne voit pas l'utilité de poursuivre le débat. Mais la discussion pourrait reprendre si les Etats membres étaient prêts à assumer leur part du financement, a-t-il ajouté. Un stock stratégique européen ne remplacerait pas les stocks nationaux mais viendrait s'y ajouter. Pour M. Kyprianou, il "renforcerait les défenses de l'UE au début d'une pandémie" éventuelle. Pour le commissaire, qui a regretté l'échec des discussions vendredi, "il est désormais encore plus important que les Etats membres fassent tous les efforts possibles pour constituer leurs propres stocks" et assurer qu'il y "ait assez de ressources, au moins pour les plus vulnérables, en cas de pandémie".
Vendredi, la France, qui fait partie des pays qui militent pour la création d'un stock européen d'antiviraux, a tout de même profité de la réunion ministérielle pour lancer "une initiative" avec ses voisins. L'idée est "d'envisager avec eux les questions transfrontalières en cas de pandémie", comme "les échanges entre responsables hospitaliers", a expliqué le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, précisant qu'une première réunion avec la Belgique, l'Allemagne et le Luxembourg aurait lieu le "mois prochain".
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