Le comité vétérinaire de l'Union européenne "a approuvé une proposition en ce sens de la Commission", souligne un communiqué. Cette proposition d'extension - les trois-quarts du pays étaient déjà frappés d'un tel embargo - "a été faite sur la base de la rapide progression en Roumanie du virus hautement pathogène H5N1", selon le texte. Un porte-parole de la Commission, Philip Tod, a indiqué que cette décision venait formaliser la suspension de facto ces derniers jours par les autorités roumaines de leurs exportations de volailles.
Les autorités n'étaient en effet "plus en état de vérifier la provenance des volailles" -- et donc de vérifier qu'elles provenaient bien des rares régions exemptées par l'embargo, a expliqué le porte-parole. Mais cette extension répond aussi, selon Philip Tod, à "une inquiétude grandissante des Etats membres" de l'UE face à la progression fulgurante du virus dans un pays censé rejoindre l'UE au 1er janvier 2007 ou 2008.
Le virus H5N1 a refait son apparition avec force en Roumanie depuis le 14 mai, après un premier passage à l'automne 2005. 121 foyers de grippe aviaire ont été découverts depuis le 14 mai en Roumanie, où plus de 200 tonnes de poulet contaminé par le virus ont été détruites. La Roumanie a sollicité dès mars une aide spéciale de l'UE, d'un montant de 500.000 euros, pour pouvoir notamment acquérir les équipements nécessaires à une lutte renforcée contre la grippe aviaire. Elle vient de remettre un projet précis détaillant l'utilisation de ces fonds, actuellement étudié par la Commission. Même si le principe est acquis de lui accorder une telle aide, il faudra encore sans doute "quelques semaines" avant qu'elle puisse être déboursée, a indiqué Philip Tod.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »