Les professionnels et le ministère de l’agriculture planchaient le 31 mai en fin de journée pour évaluer les dégâts. Selon une note transmise à Bruxelles, le gouvernement français aurait déjà donné 44,5 millions d’euros d’aides à la filière (22 millions pour les accouveurs, 18 millions pour les éleveurs et 4,5 pour une campagne de communication). Ses calculs font état de près de 59 millions d’aides nouvelles à verser sur le second trimestre : 21 millions pour les accouveurs, 13 pour les éleveurs, 20 pour les industriels et 5 millions pour une opération de distribution de volailles aux plus démunis. Soit un total d’un peu plus de 100 millions d’euros pour lequel la moitié du financement est demandée à Bruxelles.
Alors que la Commission est pour l’instant très discrète sur ce qu’elle entend faire, les Français sont face à un problème épineux. La filière est encombrée d’un stock excédentaire de 28 000 tonnes de volailles dont elle ne sait que faire. La remise sur le marché de ce stock, surtout s’il n’est pas compensé par une baisse des importations, risque de retarder le retour à la normale pour les accouveurs, les éleveurs et toute l’industrie.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »