Pour M. Mandelson, qui s'exprimait devant la commission du commerce international du Parlement européen, il est possible "de rapprocher (l'offre européenne) des demandes faites par le G20 (des grands pays émergents) tout en restant dans le cadre du mandat confié par le conseil" des ministres européens. Mais "nous ne déposerons une nouvelle offre que si, en même temps, les autres font des avancées satisfaisantes sur les soutiens internes en agriculture et les tarifs industriels", a insisté le commissaire.
De son côté, le ministre français de l'Agriculture Dominique Bussereau a affirmé lundi que "l'Europe n'(avait) pas à faire de concessions nouvelles en matière agricole" et que la France préfèrerait un échec des négociations commerciales à l'OMC à un résultat qui menacerait la Politique agricole commune (Pac) européenne. M. Mandelson a estimé que "tous les grands acteurs (du cycle) doivent entreprendre un difficile mais nécessaire ajustement de leurs positions pour trouver une voie moyenne apportant des gains suffisants à tous". Si la demande sur les soutiens internes en agriculture concerne essentiellement les Etats-Unis, celle sur les tarifs industriels s'adresse aux pays du G20, notammenent le Brésil, qui sont les principaux demandeurs pour l'ouverture des marchés agricoles.
Après une nouvelle rencontre la semaine dernière à Paris, en marge des réunions de l'OCDE, les principaux acteurs des négociations pourraient tenter à nouveau, "dans la seconde moitié du mois de juin", de trouver un compromis sur le cadre d'un accord pour l'agriculture et les tarifs industriels, selon une source proche de l'OMC. Les négociations sur la libéralisation du commerce mondial, lancées en 2001 à Doha, sont dans l'impasse et buttent principalement sur la question des subventions agricoles. Les pays émergents, emmenés par le Brésil, réclament l'élimination des subventions agricoles des pays riches, alors qu'Européens et Américains demandent l'ouverture des marchés pour l'industrie et les services.
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