15% des charges de mécanisation des exploitations d’élevage concernent la consommation d’énergie. Avec l’évolution du prix de l’énergie, l’incidence sur le revenu des agriculteurs est manifeste. Jean-Pierre Couvreur de la FdCuma 53 présente quelques leviers pour limiter cette consommation.
« Quand on mesure la seule consommation de fuel pour les machines agricoles dans les exploitations d’élevage, on constate que cela représente près de 15% des charges de mécanisation », présente Jean-Pierre Couvreur de la fédération départementale Cuma de mayenne.
S’il est avéré que les systèmes d’exploitation influencent les consommations d’énergie, Jean-Pierre Couvreur rappelle que « la consommation d’énergie directe est le plus souvent liée au tracteur ». Plusieurs aspects sont alors à considérer pour en réduire la consommation ou éviter toute surconsommation.
![]() Une charrue mal attelée peut entraîner une surconsommation de 50% (© Web-agri) |
Préférer un relevage avant à la présence de poids inutiles
Des outils mal fixés peuvent entraîner des consommations importantes. Ainsi, « Une charrue mal attelée dont aplomb et devers ne sont pas correctement réglés peut entraîner une surconsommation de 50% » mentionne Jean-Pierre Couvreur tout comme le labour à des profondeurs excessives.
« Des équipements du tracteur bien choisis sont utiles à la maîtrise de l’énergie », souligne le spécialiste. Pneumatiques, relevage avant ou confort sont ici concernés. Par exemple, conseille Jean-Pierre Couvreur, « il faut préférer un relevage avant plutôt que la présence de poids inutiles sur le tracteur - gonflage à l’eau, excès de masse- qui vont renforcer la surconsommation ».
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Influence de la puissance et de la vitesse sur la consommation Passer de 30 à 40 km/h avec un 100CV accroît la consommation de 16,5% à plein et de 35,8% à vide Essai effectué en suisse en 2004 : Sur 13 km de route vallonnée avec une tonne à lisier de 12000 litres |
La conduite économique d’un tracteur passe par un usage des régimes du moteur en dessous de 1800 tours par minute ce qui met selon un essai suisse, le tracteur de 100 CV comme le plus économe en énergie, « car sa vitesse de moteur est davantage en phase avec l’effort demandé », commente Jean-Pierre Couvreur.
Des entretiens réguliers du moteur
Côté tracteur toujours, le spécialiste préconise une meilleure connaissance des performances de son tracteur. Des mesures au banc d’essai moteur ont mis en évidence des puissances inférieures ou supérieures aux données du constructeur, des mauvaises combustions, des injecteurs en mauvais état …
Des entretiens réguliers du moteur sont aussi en faveur des économies d’énergie. « Par exemple, un filtre à air colmaté provoque une augmentation de la consommation de l’ordre de 10% », souligne Jean-Pierre Couvreur.
La définition d’itinéraires culturaux économes est une autre voie pour économiser de l’énergie, comme l’organisation des chantiers individuels ou collectifs et l’utilisation collective des matériels.

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