Les prix des oléagineux évoluaient irrégulièrement, vendredi, sur un marché français partagé entre fondamentaux lourds et reprise du dollar, ont indiqué les opérateurs.
"L'un compense l'autre et la tendance est à la prudence", résumait l'un d'eux. Le soja américain, produit étalon des oléagineux, reste sous la pression de l'arrivée prochaine des grosses récoltes sud-américaines. La rumeur - non confirmée - de la découverte d'un cas de grippe aviaire à la frontière mexico-américaine ainsi que de mauvaises ventes hebdomadaires (-39% en graines comparé à la semaine précédente) n'ont pas aidé la tendance, jeudi soir sur le terme US (CBoT de Chicago). Le colza reste porteur compte-tenu de la demande de l'industrie des biocarburants (diester).
Mais les stocks européens sont lourds et le produit concurrent, le canola canadien, au plus bas, ce qui favorise les importations de ce pays, notamment celles d'huiles. Enfin, dernier élément des prix, le dollar reprend des couleurs sur le marché des changes dans la foulée de chiffres US sur l'immobilier meilleurs que prévu. Vendredi à la mi-journée, l'euro valait 1,1972 USD contre 1,2189 USD sept jours auparavant. "Cette instabilité n'incite pas les acheteurs à venir au marché et les échanges sur le marché français se limitent à du réapprovisionnement", constatait un intermédiaire.
Vendredi, sur la Bretagne, les tourteaux de soja importés ne variaient pas, le relèvement de la prime d'embarquement au Brésil et du dollar compensant le recul du terme US. Les huiles végétales évoluaient irrégulièrement au départ de Brest (soja +3 à 4 euros, colza -2 à 4 euros). La graine française de colza était inchangée sur le marché physique (Rouen à 220/222 EUR/t pour livraisons campagne en cours, et à 234/235 EUR/t nouvelle récolte base octobre). Image d'une journée particulièrement calme: sur le marché à terme européen (Euronext), 3 lots seulement de colza avaient été échangés à la clôture de la séance du matin.
Totalement délaissée sur la campagne en cours (prix figés à 210/211 EUR/t rendu St-Nazaire), la graine de tournesol se tourne désormais vers les semis de printemps. Le spectre d'une nouvelle sécheresse s'éloigne avec les pluies actuelles et les perspectives d'emblavement pour cette graine restent bonnes.
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