Confrontée à l'impossibilité de commercialiser leurs volailles, une écrasante majorité des 140 éleveurs de la zone de protection établie autour de Versailleux (Ain) -- où le virus H5N1 a contaminé un élevage de dindes -- vont recourir à cette mesure, a estimé le responsable départemental de la FNSEA. Cette mesure dite "de retrait" a été suggérée par le plan d'urgence économique annoncé lundi dernier par l'Etat dans l'Ain. Sa mise en oeuvre, dans les abattoirs, a été confirmée à l'AFP par la direction départementale de l'agriculture (DDA) de l'Ain.
Il a fallu une semaine pour "organiser le processus", a expliqué M. Martin, à l'issue d'une rencontre organisée à Foissiat (Ain) entre les éleveurs locaux et des responsables du secteur agricole, dont Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale du syndicat des exploitants agricoles (FNSEA), venus soutenir la filière. "Puisque la mesure fonctionne sur la base du volontariat, il fallait d'abord que les éleveurs fassent leur demande. Puis il fallait réfléchir à l'organisation: comment enlever cette volaille, comment la transporter etc...", a-t-il dit. Un ordre de priorité a été conçu, notamment en fonction de l'âge des volailles, a signalé Daniel Martin. La principale zone de protection de l'Ain, qui englobe 70 communes, a été établie après la découverte le 23 février d'un élevage touché par le virus H5N1, à Versailleux, le premier jusqu'ici de l'Union Européenne.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »