En effet, alors que le bioéthanol ne représente que 0,8 % des carburants hors diesel, le Brésil, leader mondial, affiche un taux d’incorporation de 40 %. Selon Pierre Cuypers, président de l’office national interprofessionnel des oléagineux, " il faut rattraper le retard ". Il regrette pourtant que l’on n’ait pas encore réussi à obliger les pétroliers à incorporer des biocarburants. " On n’oblige pas les pétroliers parce qu’il faut trois ans pour construire une usine " et donc assurer une production suffisante de biocarburant, lui répond Claude Roy, coordinateur interministériel pour la valorisation de la biomasse. Bernard Mary parlant au nom du Crédit agricole, se demande quant à lui, " pourquoi a-t-on perdu autant de temps par rapport à nos concurrents ? ".
Claude Roy nous en explique les raisons : avec un pétrole à seulement 20 dollars le baril, aucun investisseur ne se serait lancé dans le développement de biocarburants. Quelle place pour les agriculteurs dans cette nouvelle filière ? Selon Gaël Grosmaire, vice-président des Jeunes agriculteurs, cultiver pour produire des biocarburants n’est pas un problème, car le métier d’agriculteur " c’est la production, à la base ". Mais d’après lui, les agriculteurs souhaitent des garanties et des résultats concrets. " Aujourd’hui, on a besoin d’avoir confiance " affirme le jeune représentant syndical.
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