"Le CIVB doit déposer une demande de dérogation à son cahier des charges auprès du comité national agro-alimentaire de l'Institut des appellations d'origine (INAO)", a-t-on indiqué à l'antenne de Mâcon de l'INAO. Interrogé par l'AFP, le responsable administratif et technique du CIVB, Christophe Boucault, a confirmé que la demande serait déposée au plus vite. La réunion du comité agro-alimentaire de l'INAO, qui se tiendra le 28 mars, décidera si l'appellation d'origine contrôlée (AOC) dont bénéficie la volaille de Bresse, la seule en Europe, peut être maintenue malgré le confinement total des volatiles et l'apport d'un complément à leur alimentation.
Samedi 25 février, le président du CIVB, le restaurateur Georges Blanc, avait annoncé à l'AFP que, "dans les jours qui viennent", un complément alimentaire serait distribué aux volailles et se substituerait à ce qu'elles trouvaient auparavant à l'extérieur (vers, limaces, sels minéraux, etc.). M. Boucault a souligné que la formule du complément alimentaire, à base de concentré de céréales, de végétaux et de minéraux, était sur le point d'être finalisée par le CIVB, et qu'elle collait "au plus près possible au cahier des charges de l'AOC". "Il s'agit d'une formule unique, déposée par le CIVB, et qui, une fois fabriquée, sera distribuée aux éleveurs", a précisé M. Boucault. A la question de savoir si l'AOC serait "suspendue" pendant un mois en attendant la réponse de l'INAO, M. Boucault n'a pas souhaité se prononcer. La Bresse, où quelque 300 éleveurs bénéficiant de l'AOC produisent poulets, chapons, poulardes et dindes, s'étend sur les départements de l'Ain, de la Saône-et-Loire et du Jura. Le préfet de l'Ain, dont un élevage de dindes dans la Dombes a été touché par le virus H5N1, a annoncé vendredi que les éleveurs de volailles de Bresse devraient appliquer des mesures de "confinement complet" dans un délai de neuf jours.
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